Toute ma vie, reprit-il, j’ai dû entendre les pleurs de mon frère, à chaque fois que quelqu’un s’en prenait à lui. Je pouvais l’entendre même si je me trouvais à des milliers de kilomètres: le lien qui nous unissait était à ce point puissant. Mais ce que tu lui as fait subir, toi, espèce de putain de dégénéré, je l’ai entendu du début jusqu’à la fin, en direct. Je l’ai entendu implorer votre pitié, je l’ai entendu crier pour que je vienne le sauver. Je l’ai entendu hurler de douleur et vous supplier, toi et tes putains de potes morts de rire, de l’épargner. Et je continuerai à entendre ces cris jusqu’à mon dernier souffle.
L’Oeil de la Lune, Anonyme
Déjà-vu fumait une cigarette. Il tira une ample taffe pour recracher un sorte de rond de fumée, ou plutôt, pour être tout à fait exact, un serpent qui s’étirait de tout son long. […]
Il adressa un mouvement de la tête à Dante: “On se connaît?
- Je ne crois pas, non, répondit Dante, sans trop savoir si c’était une blague ou pas.
- Ne t’inquiète pas, dit Obéissance à Dante. Déjà-Vu a souvent ce genre d’impression.
- Tu répètes ça à longueur de soirée”, répliqua Déjà-Vu d’un ton dénué de toute ironie.eil
L’Oeil de la Lune, Anonyme
La maléfique créature sentit la flèche se frayer un chemin dans sa poitrine, et s’immobilisa dans les airs, les yeux écarquillés de douleur et d’incrédulité. Il eut tout juste le temps de se dire : “Putain, je vais quand même pas crever sur un morceau de James Taylor…
Anonyme, L’oeil de la lune